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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 22:48
Article original sur : http://zine.lapin.org/spip.php?article803

mardi 14 juin 2005, par Etienne Sauvage
Avec l’aimable participation de Azerty.

Etienne Sauvage répond à Vonderwomane, à propos des rateaux, des bibious, des problématiques et des bisounours.

Sans vouloir me vanter, il y a des catégories de personnes que j’attire inévitablement, aussi sûrement qu’une tuile descellée est destinée à ma pomme. Alors, afin de ne plus avoir envie de vomir, étudions.

Mademoiselle, posons la problématique :

1. Tu veux niquer.
2. Tu te dis que tu es moche, car apparemment, il veut pas.
3. Il est en train de se siffler une blonde en allumant une brune, alors que toi, la rousse, t’es en train de baver, c’est vraiment dégueulasse, y’a plus de respect.

Pour le dernier point, n’en prends pas ombrage, j’ai rarement vu quelqu’un sauter une bière, même en chêne, ni enfiler une clope, ah si, ah non, enfin pas vraiment.
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et une bouteille de rhum...

Pour l’abordage, très simple : « Salut. Je peux ? ». Et au choix, asseyez-vous, buvez sa bière, mettez une baffe... Le contact est établi.

Pareillement, il faut savoir à qui on a affaire. Alors, nous avons :

* Le jacky . Le kikoo. Le clairement pas homo pas sapiens non plus. Déteste la beauté. Sort de son garage dès les premiers beaux jours pour polluer à bord de sa poubelle à moteur, pour que les premiers beaux jours ne le soient plus. Cherche à flétrir les fleurs bleues que les jardiniers [1] laissent traîner partout.

o Mode d’emploi : Prendre une pelle. Non, l’outil. Voilà. Et un sac. Pas pour s’habiller. Mettre un pantalon. Blindé. Dire : « Salut, on baise ? ». Taper sur le jacky avec la pelle. Mettre le corps dans le sac, le sac dans la poubelle à moteur, amener ladite poubelle en pleine forêt. Forer le réservoir, foutre le feu.

* Le rigolo Là, dur. Il est beau, les mots qui passent ses lèvres sont aiguisés avec amour, il se rit de la vie les coui... les cheveux au vent et la bi... et la truffe à l’air. Le rigolo est en quasi-permanence entouré de gens qui forment sa garde rapprochée : « Pas touche à mon pote ».

o Mode d’emploi Une technique pour l’approcher consiste à se faire la garde d’abord, ou à refourguer la garde aux copines. Ne PAS essayer d’être drôle avec un rigolo. Surtout. Arriver avec « Tu connais l’histoire de Toto qui a la mixomatose ? » peut le plonger dans une grande détresse. Avec « Salut, tu baises ? », on passe facilement pour une demeurée profonde.

* Le tellectuel Un tellectuel se repère facilement. Aussi seul que Rocco Siffredi dans un poumon d’acier avec Laëtitia Casta à poil dessus, il ne comprend pas pourquoi les gens n’ont pas des orgasmes avec les machines à vecteurs de support de Vapnick.

o Mode d’emploi Encore une fois, le « Salut, tu baises ? » est déconseillé. Il pourrait engager un débat dessus. Le laisser parler, pour une fois, ça ne lui fera pas de mal. Ne pas commenter ses chaussettes roses et sa chemise de bûcheron canadien sur ses épaules d’enfant rachitique. Faut pas. C’est mal.

* Le fêtard Le fêtard salue 200 personnes par jour, il est incapable de retenir un nom et le visage qui va avec. Des fifilles et des gagars, il en voit plein, partout, il nage dans le monde comme un poisson dans un bocal.

o Mode d’emploi Deux étapes : la première et la plus délicate est de faire rentrer "mon CHIÉ DE NOM DANS SON PUTAIN DE CRANE !". La méthode consiste à le ramener après sa beuverie et placarder photo et nom au-dessus des toilettes. Pas la peine de chercher à conclure, y’a longtemps qu’il n’est plus en état. Deuxième étape : le faire chier la journée, il sera seul et disponible.

* Le sentimental Tous les garçons, sauf peut-être les kikoos, sont sentimentals. Ils aiment les câlins dans une forêt de bisounours. Pas pour rien qu’il y a tant de chanteurs d’amour. Ils aiment pique-niquer, si si, avec pique devant, en campagne en regardant bondir le lapin.

o Mode d’emploi Arriver les bras en croix, prête pour le massacre, et dire "câlin". Ca suffit, sauf dans les cas particuliers traités ici.

Et par pitié, ne riez pas bêtement, n’arrivez pas avec une tronche et des mots de stéréotype, parce que les types, c’est nous, et surtout, surtout, foutez-moi la paix quand je sors mon biniou !

Na.
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