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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 21:33

Publié le 22-10-2012 à 13h41 - Modifié à 09h03
Par 

 

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/665648-cinquante-nuances-de-grey-le-livre-a-eviter.html

 

Avec 150.000 exemplaires vendus en deux jours, et quelques 40 millions à travers le monde, le premier volet de la trilogie "Cinquante nuances de Grey" a brillamment débarqué en France. Moi qui croyais qu’on en avait enfin fini avec "Twilight", voilà qu’une fan quasi cinquantenaire s’est lancée dans une suite prétendument érotique de la saga. On lui accordera que les rapports entre Bella et Eward dans la série vampiresque n'ont jamais été très folichons.

 

Après lecture, une seule question : mais pourquoi nous infliger cela? Et n'allez pas me dire que si 40 millions de lecteurs ont acheté ce livre, cela lui confère un gage de qualité. Ce n'est pas parce que 6 millions de spectateurs regardent le film du dimanche soir sur  TF1 que cela en fait un bon film. Les chiffres sont impressionnants, mais ce ne sont que des chiffres. 

 

Or ce livre est un ramassis de clichés sur la sexualité féminine, les rapports sado-maso et dominants/dominés et le paradigme de la princesse et du Prince Charmant.  Pour couronner le tout, les personnages sont sans surprise. 

 

Le faux manuel d’éducation sexuelle 

 

D’abord catalogué comme porno pour maman, ce bouquin a quelque chose d’inquiétant s’il a réellement pour but d’éduquer les femmes – jeunes et moins jeunes – au plaisir sexuel. C’est bien simple, à l’âge de 21 ans, Anastasia est une jeune femme vierge et innocente, qui ne s’est jamais touchée.

 

De cette rencontre avec Christian Grey, un millionnaire séduisant à l’appétit sexuel insatiable et particulier, Anastasia va découvrir l’orgasme. Chose plus surprenante, celui-ci découle de son tout premier rapport sexuel.

 

Alors que certains journalistes parlent de manuel moderne d’éducation sexuelle, il est inquiétant que de jeunes filles inexpérimentées prennent ce livre pour argent comptant. Excusez-nous chers messieurs, mais l’orgasme féminin est un Graal difficile à atteindre.

 

Encore plus quand la jeune femme n’a pas eu la curiosité d’explorer son corps afin de mieux se connaître. Alors faire croire qu’une femme découvre l’orgasme après son tout premier rapport, à l’âge de 21 ans, et qu’à chaque nouvelle fessée, Anastasia réitère l’exploit, c’est dangereux. Enfin, sauf si ces chers messieurs ne s’attendent qu’à se retrouver entre les bras de femmes qui simulent. À vous de voir…

 

Un livre mal écrit

 

Evidemment, pour vous rendre compte que c’est mal écrit, il faudrait le lire. Le livre est rempli de répétitions et de formules grotesques. Dur de croire que certaines lectrices s’en retrouvent émoustiller… À croire que, pour coller à l’ère du "light", entre soda light et yaourt 0%, les femmes d’aujourd’hui ont perdu leur goût et consomment avec une étrange délectation un produit allégé, aussi bien sur le fond que sur la forme.

 

Bon évidemment, si c’est pour être lu dans le métro (et il n’y a rien de mal à cela, qu’on soit bien d’accord), en fermant les yeux, comme on lit le supplément sexo des magazines féminin l’été dans le TGV, alors oui, ça se lit. Mais qu’on n’aille pas dire que les millions de bouquins vendus sont le résultat d’un style littéraire à tomber à la renverse !

 

Une hypermédiatisation étouffante

 

C’est probablement la raison pour laquelle sa marche si bien ! Car du côté de l’histoire, rien de très nouveau, entre fessées et sentiments. Mais comment voulez-vous résister quand partout on peut lire et entendre que c’est l’arrivée du premier roman érotique en France ?

 

Du Marquis de Sade à Macha Méril, en passant par Catherine Millet, ce n’est pas comme si le thème n’avait jamais été abordé. Il faut dire qu’un tel déchaînement médiatique ne s’était plus vu depuis…"Twilight" 

 

Ça tombe bien (ou mal), car la saga est à l’origine de cette trilogie. En effet, pourquoi ne faire qu’un bouquin quand on sait qu’on peut vendre la même soupe chaque année ?

 

Outre-Atlantique, la sauce prend tellement qu’Angelina Jolie veut déjà adapter ce livre sur grand écran et jouer dedans (n'est-elle pas un peu vieille pour jouer le rôle de la jeune étudiante de 21 ans ?). Pareil pour Bret Easton Ellis qui – sur Twittter – déclare vouloir écrire le scénario du film. Autant partir de zéro ! Mais ça ne touche pas que les people… Lors de la campagne présidentielle, un journaliste a eu la bonne idée de demander à Obama quel était le livre que l’on pouvait trouver sur la table de chevet de toutes les femmes américaines.

 

Un livre porno clinique et véhiculant des clichés

 

Le livre a fait sa pub sur le dos de l’érotisme. Pourtant, on en est loin. C’est du porno. Pas chic pour un sou, c’est cru et clinique. À se demander ce qui peut en exciter certaines… Nous sommes loin, très loin, du récit "osé" qu’on nous a vendu.

 

Nous voilà revenus à l’époque de la jeune et frêle princesse qui cherche son prince charmant. Anastasia est une jeune étudiante timide qui va rencontrer Chrisitan Grey, un homme riche (ça semble très important puisque répété tout au long du bouquin), grand, beau et intelligent. Comme tout Prince Charmant, il va sauver la princesse de son quotidien en la délivrant de son donjon (ici, sa virginité).

 

Je vous l’accorde, chez Disney, la princesse pixelisée ne demande pas la fessée à tout va. Mais à part ce détail faussement sado-maso, il s’agit bien du modèle Princesse/Prince Charmant vendu à toutes les petites filles. Pour s’accomplir dans la vie, une jeune fille doit trouver son mentor, son maître, son guide. De préférence, fortuné. Une femme n’est femme que si elle est à ses cotés. Foutaises. Vous l’aurez compris, la jeune Anastasia est totalement admirative face à son bel étalon et lui obéit au doigt et au pénis.

 

Le rapport dominant / dominé

 

Ce livre est basé sur un rapport humain très obsolète, celui du dominant/dominé. Si je dis "obsolète", ce n’est pas parce qu’il n’a plus lieu d’être aujourd’hui. Bien sur que tous nos rapports humains répondent au schéma dominant/dominé ou bien fort/faible, que cela soit en amour, en amitié, en famille ou au travail. Mais là où je pense que ce livre est daté, c’est que cette relation n’évolue pas, le dominant est éternellement dominant. Le dominé ne peut devenir dominant. Et devinez qui est à la place du dominé ? La femme pardi !

 

Malheureusement pour moi, ce livre est le premier bien épais d'une trilogie... Espérons que ce qui surferont sur ce phénomène auront un peu plus de talent.

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 21:11

Vidéo par Le Clubird : http://www.youtube.com/user/leclubird?feature=watch

 

 


 

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 21:07

Article de Un odieux connard le 11/02/2013 sur http://odieuxconnard.wordpress.com/2013/02/11/cubidon/   

 

"Hooo, c’est splendide !"

Elizabeth ajuste sa pèlerine d’un geste mal assuré, tentant tant bien que mal de lui trouver une quelconque position où elle l’aiderait à lutter contre le froid ambiant. Hélas, rien n’y fait : l’hiver continue à pénétrer au travers de ses vêtements, alors que le vent, lui, en profite pour rabattre ses longs cheveux bruns sur son visage. De ses doigts délicats, elle les écarte pour mieux jouir du spectacle qui s’offre à elle. A perte de vue, en contrebas, la campagne est blanche : blottis sous des arbres couverts de neige et de givre, quelques animaux se réchauffent les uns contre les autres en faisant fi des deux promeneurs avançant dans la forêt. Au loin, on entend le son si curieux du bois qui craque, gonflé par le gel.

« Oui, Elizabeth, c’est splendide en effet. J’aime la campagne en hiver, profiter du silence, voir la nature paisible, savoir que la neige cache les tombes fraichement creus… hem, voilà, la neige, tout ça quoi.
- J’ai su que vous étiez un homme de goût dès l’instant où je vous ai vu à cette exposition…
- Vous dites ça uniquement parce que c’était vous que je regardais à cet instant précis, petite présomptueuse.
- Hooo Odieux, hihi ! »

0

La jeune femme se blottit d’autant plus dans sa pèlerine qu’à présent, elle aimerait pouvoir y dissimuler ses joues rougissantes, ou simplement pouvoir accuser les affres de la saison d’ainsi être les seules responsables de la brutale prise de couleurs de son visage. Elle sautille quelque peu en marchant, tant pour décoller la neige de sous ses bottes que pour se réchauffer un peu plus. Sentant la chose, son compagnon de pérégrination lui fait signe de venir se coller à lui pour partager sa chaleur corporelle. Cette fois, elle laisse ses cheveux retomber sur ses joues en pouffant un peu dans une ultime tentative de dissimuler son trouble.

« Elizabeth, vous semblez agitée.
- Je… c’est que… Odieux, est-ce que vous croyez à l’amour véritable ?
- Comme l’amour du mauvais cinéma ?
- Non… comme l’amour… Cupidon, vous savez ? L’Amour, quoi. 
- Aaaaaaaah… non, mais d’accord, oui je vois.
- Parce que je voulais vous demander, ces derniers temps je repensais à vous et moi et je voudrais aller à une nouvelle ét…
- Non Elizabeth. Attendez.
- Pardon ?
- Je vous arrête pour un motif simple : vous êtes en train de dire de la daube.
- Odieux ?! Mais ?
- Tenez, passez-moi ce bâton que je vous explique ça avec un schéma. Vous allez voir, en fait, c’est très simple. »

0

S’exécutant, la jeune femme fit quelque peu la moue pendant que l’homme à ses côtés, d’une longue branche à peine plus courte qu’un bâton de marche, commença à tracer des signes dans la neige qu’elle ne reconnut pas de suite.

Elle sentait que ça allait mal se passer.

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Toute personne saine d’esprit ayant déjà connu les capacités fécales d’un bambin peut lui souhaiter bien des choses, sauf en plus d’avoir des ailes

A l’approche de la Saint Valentin, comme chaque année, chacun y va de son couplet sur le fait que les bisous, on peut s’en faire toute l’année, que tout ça, c’est rien qu’une fête commerciale, mais mine de rien, il se trouve toujours un clampin pour en parler, particulièrement dans le monde merveilleux de vacuité intellectuelle que constituent les réseaux sociaux. Or, sur ce blog, vous le savez, la vacuité intellectuelle, c’est un peu une passion. Aussi, il convient de traiter à l’approche de ces jours maudits emplis d’une imagerie niaise  à base d’enfants volants tirant des petits coeurs sur les gens, que l’on vous ment.

Oui, on vous ment.

Car si l’Amour est incarné par Cupidon, Cupidon, lui, n’existe pas.

Je pourrais m’en arrêter à cette simple formulation, mais cela serait un procédé quelque peu cavalier : je vois d’ici mes lecteurs s’insurger en me demandant des explications, renverser les tables et les chaises en brandissant le poing, puis, comme ils me lisent au bureau, se faire engueuler par leur patron qui leur demande ce que c’est que ce bordel. Non parce que hé, hein, va falloir se calmer là quand même. Bref ! Aujourd’hui, donc, nous allons prouver scientifiquement que Cupidon n’existe pas. Et que si c’était le cas, on serait bien dans la merde.

Suivez un peu, et ramassez-moi tout le bordel que vous avez mis au paragraphe précédent.

Cupidon est, pour rappel, l’enfant de Mars et de Vénus, respectivement dieu de la guerre et déesse de la beauté. Or, à défaut d’accoucher d’une belle guerre, les deux ont produit une bien étrange créature : le dieu de l’amour. Jupiter, qui était quand même un peu un expert en emmerdes, sentit tout de suite que cette histoire fleurait les embruns de pâté, et demanda donc à ce que l’on se débarrasse de Cupidon, par exemple en le mettant dans un sac et en lui tapant très fort la gueule avec des objets contondants de type massue, marteau ou Christian Jacob. Cependant, Vénus ayant fait un peu sa chochotte, elle décida de cacher le marmot, qui par la suite devint Cupidon. Bon, dans l’histoire originale, Cupidon devient un beau jeune homme, se blesse comme un con en nettoyant son arme (mais si, quel gros busard vous pouvez le dire) et tombe donc amoureux de Psyché, mais suite à toute une histoire, il finit par la fuir jusqu’à ce qu’elle le rattrape quand même, la bougresse, (alors qu’elle ne vole pas elle, bravo la gestion des trois dimensions Cupidon, décidément) et du coup… ils se marient.

Savoir que dans l’histoire même de Cupidon, dieu de l’Amour, le mariage n’intervient pas tant que dure le bonheur, et fait son entrée uniquement pour couper les ailes du bonhomme, c’est assez ironique. Mais passons ! Car cette partie-là de la mythologie est surtout restée aux oubliettes : plus que le jeune homme marié, on a retenu l’enfant à l’arc. Alors soit !

Car que sait-on de Cupidon ?

- Qu’il vole

- Qu’il porte une culotte à la propreté contestable

- Qu’il dispose d’un arc en frêne et de flèches en or

- Que le 14 février il est censé aider les couples à faire brûler la flamme

Aussi, mettons : le 14 février, Cupidon est supposé se promener de par le monde, son arc à la main, pour mieux s’arrêter au-dessus des rues et des demeures, décochant ses traits enchantés pour que chacun trouve son âme soeur, ou que ceux déjà en couple puissent continuer à l’être encore longtemps plutôt que de se faire larguer par texto. Alors calculons !

  • La Terre compte 7 milliards d’habitants. Un peu plus, puisque chaque jour, les rangs de notre espèce grossissent, mais pour faciliter le travail de notre angelot préféré, nous considérerons que nous sommes très exactement 7 milliards le 14 février.
  • Parmi ces 7 milliards d’habitants, on peut considérer qu’il y a 2 milliards d’enfants. Or les enfants ne tombent pas amoureux comme les adultes : eux, il leur suffit d’un échange de BNs à la récré, et c’est parti, ils sont tellement à fond qu’ils vont faire des trucs aussi extrêmes que prêter leurs crayons de couleur, aider l’autre à ne pas tomber du toboggan ou tenir les mains de la maîtresse pendant que l’autre la tabasse. Ah, c’est beau l’enfance.
  • On peut donc considérer qu’il reste 5 milliards de personnes. Mais nous allons encore en retirer 1 milliard arbitrairement pour soulager le travail de notre archer angélique en virant les personnes qui sont incapables de ressentir ses flèches : gens chiants, personnes plongées dans un état second médicalement, personnes dans un état second dans la journée (les gens qui regardent plus de 2 powerpoints par jour, par exemple), les acteurs de « Plus Belle la Vie », puisque sinon, ils pourraient ressentir leur propre amour propre et partiraient donc en hurlant, et enfin moi-même pour des raisons connues de mes lecteurs
  • Cela nous laisse 4 milliards de personnes, dont il faut encore déduire :
  • Les utilisateurs de World of Warcraft, soit 11 millions, parce que merde, Cupidon va pas gâcher de munitions sur des gens qui n’auront pas le temps d’avoir une vie sociale, ya instance là
  • Les gens qui aiment Franck Dubosc, soit 2 personnes, parce qu’à ce niveau, c’est que leur notion même d’amour et d’appréciation est complètement schlass
  • Donc en déduisant 11 000 002 personnes de nos 4 milliards, nous arrivons à un total de 3 988 999 998 personnes qui ne demandent qu’à se faire flécher la gueuler.

Bien ! Maintenant que cela est arrêté, mettons : le 14 février dure 24 heures. Je ne prends pas en compte le décalage horaire : Cupidon est à l’heure de Rome. Donc il va nous faire le boulot, cette feignasse, et sans gruger, ah mais ! Recalculons :

Cupidon va donc devoir toucher, en 24 heures, 3 988 999 998 personnes

Soit, de l’heure, 166 208 333. Et que je vous entende pas gruger, bande de petits rascals : non, il ne divise pas par deux puisqu’il s’occupe de couples. C’est une flèche par personne, c’est la règle.

Soit, de la minute, 2 770 139 personnes à toucher

Soit, de la seconde, 46 169 personnes. Ce qui vous donne à peu près la population de Châteauroux, par exemple. J’en entends qui ricanent : si, même à Châteauroux, on a besoin de Cupidon. Ou d’alcool. Attendez, c’est lequel des deux qui rend heureux à tous les coups ?

Le 14 février, Twitter est rempli de commentaires de gens qui disent ne rien avoir à faire de la Saint Valentin mais en parlent en boucle. Les 364 autres jours, remplacez « Saint Valentin » par « Grand Journal »

Cupidon a donc du boulot. Ce qui expliquerait par ailleurs pourquoi vous n’avez pas forcément trouvé l’âme soeur : vous n’êtes peut-être pas exactement en haut de la pile. Avec un peu de bol, il n’y a qu’un milliard, un milliard cinq de personnes devant vous. Une paille, arrêtez de vous plaindre.

Enfin, c’est toujours moins à attendre que pour une carte grise à la préfecture, mais je m’égare : une chose est sûre, Cupidon ne bosse pas dans l’administration française. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’au sein de celle-ci on passe plus d’une seconde sur votre cas, rassurez-vous : certains éléments du personnage ont été bien assimilés. Mais je m’égare encore, deux fois en si peu de temps, enfin, cela reste bien normal lorsque l’on parle de mythologie comme le disait Nisos (ce paragraphe inutile vaut 900 points au club des professeur de grec ancien, si vous me lisez les gars et que vous n’êtes pas encore tous morts de vieillesse) . Bref.

Maintenant, mettons : les cibles de Cupidon sont, par un incroyable coup de bol, toujours en moyenne à un mètre l’une de l’autre. D’ailleurs, si elles sont à moins, c’est que soit elles n’ont déjà plus besoin de Cupidon parce que t’inquiète, je gère Suzette, soit qu’elles sont dans le métro, ce qui est certes relativement proche d’une relation sexuelle d’un point de vue frottements et échanges de miasmes, mais ne compte malgré tout pas. Nous considérerons que Cupidon ne dispose pas de grenades, et n’utilise que ses flèches même dans des lieux bondés comme ceux-là. Tout compris, entre les passages où il doit chercher une bonne position de tir, un angle de vue dégagé & co, on considérera toujours qu’il n’y a que ce fameux mètre. Voyez comme je suis conciliant.

Prenons en compte deux autres éléments :

  • Une flèche d’arc peut filer jusqu’à 300 kilomètres heure si bien décochée depuis un tireur immobile
  • Cupidon et sa grosse tête joufflue ne sont pas vraiment aérodynamiques

Vous avez tout bien pris en compte ? Alors c’est parti : bonne Saint Valentin.

D’abord, Cupidon va commencer à se déplacer à 135 fois la vitesse du son. Qu’importe d’où il partira : l’onde de choc sera suffisamment grande pour raser le bled où il se trouvera (Rome, probablement), vaporisant la plupart des habitants et rendant sourd les autres sur plusieurs kilomètres. Il ne fera d’ailleurs par bon se trouver sur sa trajectoire, puisqu’il ne laissera derrière lui que mort et désolation, ainsi qu’une curieuse odeur de brûlé. De toute manière, Cupidon n’en saura rien : vu le nombre de G qu’il se sera pris dans le museau à l’accélération, il sera déjà aveugle et sourd, ce qui expliquerait non seulement sa représentation aux yeux bandés sur plusieurs tableaux (voyez que j’ai raison), mais en plus cela expliquerait pourquoi vous avez toujours l’impression que tout va de travers en amour (encore une fois, tout se tient). Non parce que tirer à l’arc en étant aveugle c’est déjà pas facile, mais tout en faisant péter le mur du son et sans les oreilles, ça devient compliqué.

Mais rassurez-vous : Cupidon va aussi se sentir relativement mal : n’étant pas spécialement profilé pour sa mission, ses grosses joues vont rapidement prendre feu alors que ses yeux vont se dessécher  et si son slip était encore propre à ce stade, il devrait se remplir de tout son tube digestif avant de prendre feu, le fumet qui en résultera lui donnant un certain panache, j’en conviens (les aviateurs amateurs de calembours feront leur marché dans cette phrase).  Incapable de s’arrêter sur sa lancée, il faudra espérer qu’il trouve un moyen de ne pas ralentir s’il veut accomplir sa mission puisque ses ailes se seront sûrement arrachées dès l’accélération, emportant sa colonne vertébrale avec (là encore : le tir à l’arc se complique) et quelques autres morceaux choisis. Finalement, s’il parvient par son statut divin à échapper à la désintégration totale, et que ses doigts flétris par la combustion parviennent à sortir de son carquois ses flèches d’or n’ayant pas fondu grâce à la magie les habitant, il ne lui restera plus qu’à tirer. Easy.

Or, puisqu’il ne pourra plus s’arrêter, et que quand bien même, il devrait assurer un temps de verrouillage de la cible inférieur aux ordinateurs des avions de chasses actuel avant de tirer sa flèche et quitter l’endroit sans même prendre le temps de voir si elle touche, si jamais le projectile n’explosait pas purement et simplement, non content de toucher la personne avec qui vous étiez en train de prendre un dîner romantique, elle va lui décalquer la tête contre la table, envoyer les morceaux sur tous les convives alentours (si le choc ne provoque tout simplement pas une déflagration rasant la salle), probablement vous traverser aussi en ne laissant derrière vous que des restes qui permettront à la TNT de créer un nouveau jeu télévisé autour du principe de l’identification de votre corps, puis elle devrait traverser tour à tour – grâce à sa pointe faite d’un alliage importé droit de l’Olympe mais quand même avec de l’uranium dedans histoire de tenir le choc, donc quand bien même vous auriez survécu, Cupidon vous aurait refilé un cancer, sympa) le sol du bâtiment, le sous-sol, les fondations, commencer à creuser la terre et éventuellement s’arrêter en fumant et sifflant au bout d’un long, long moment.  Moment critique, puisque si la flèche provoque l’amour chez tout ce qu’elle touche et qu’elle pénètre la Terre, cela risque encore de créer des trucs cucus, du genre des chansons de Yannick Noah. Et ça, ça reste probablement la pire conséquence de tout.

Bref.

Une fois la personne avec qui vous mangiez en paix décapitée, votre personne désintégrée, l’endroit criblé de tirs ayant réduit les convives à néant et une forte odeur de chair brûlée s’élevant au-dessus des ruines de votre paisible cité, Cupidon, son petit corps d’enfant noirci et démembré aux lambeaux de chair pendants se posera sur les restes de l’aéroport de Rome dans une tempête de flammes et créera à l’impact avec le sol une onde de choc qui devrait non seulement piquer un peu le bambin, mais dégager l’équivalent énergétique de plusieurs fois Hiroshima. Il est même probable que, pour la déconne, la réaction sismique qui suivrait réveille l’activité volcanique locale et permette aux italiens encore vivants de savourer les joies simples de leur ancêtre Pline l’Ancien (et je ne parle pas de celle d’avoir un neveu con comme Pline le Jeune).

Pour rappel, la bombe larguée sur Hiroshima s’appelait « Little Boy ». M’enfin j’dis ça, hein.

Cela fait, nous pouvons donc en tirer plusieurs conclusions :

  • Cupidon, c’est vraiment une super idée, ça donne vraiment envie de passer une bonne Saint Valentin avec lui, quelle belle illustration
  • En fait, il est statistiquement plus probable que ce soit des ninjas qui s’occupent de manier les flèches d’or plutôt que Cupidon, mais ça évidemment, ce n’est pas vendeur alors personne n’en parle, racistes
  • Enfin, statistiquement toujours, même en supposant que chaque année, Satan achète l’âme de 1% de la chrétienté, il aurait toujours plus de crédibilité scientifique dans la possibilité d’accomplir sa mission que la simple existence de Cupidon

Donc, scientifiquement, vous avez moins de chance de rencontrer l’Amour tel que la mythologie nous le décrit que de passer un pacte avec le Diable, ce qui est prouvé très simplement par l’existence pure et simple des conditions d’utilisation d’iTunes.

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« Voilà pourquoi je ne mange pas de ce pain-là ma petite Elizabeth.« 

Dis-je en achevant de tracer mes schémas dans la neige fraîche avant d’agiter la baguette de bois dans ma main pour fouetter l’air glacial qui nous entourait. Elizabeth fit une moue dubitative en observant les schémas sur le sol, particulièrement en s’arrêtant sur celui où j’avais dessiné des gens en toge tapant un petit sac à l’aide d’un Christian Jacob. Probablement peu convaincue par mes talents de caricaturiste, elle soupira longuement, envoyant de blanches volutes s’envoler loin de ses lèvres rouges.

« Oui mais… tout de même, moi j’y crois, à l’Amour ! 
- Sacrebleu, qu’est-ce que je viens d’expliquer ? C’est bien la peine que je me décarcasse.
- Ca n’a strictement rien à voir ! Une flèche peut nous toucher n’importe quand, ce que je voulais dire, c’est au sujet de vous et moi, parce que… d’ailleurs juste à l’instant, j’ai… je grois… je gru… jgnr… »

0

Elizabeth tourna de l’oeil avant de s’effondrer dans la neige avec une délicatesse qui imposait le respect. Dans son cou, l’embout rougeoyant de la fléchette-seringue dépassait de sa chevelure. Souriant, je fis un signe à Diego, vêtu en ninja dans un arbre voisin, son fusil à air comprimé encore sur l’épaule. Le bon serviteur me rendit mon salut et descendit promptement me rejoindre pour m’aider à charger la jeune femme sur un traîneau, charme de la saison. Cela fait, Diego sembla hésiter quelque peu au sujet de quelque chose.

« Hé bien Diego ?
- C’est que… patron je… voilà, les vacances d’hiver arrivent et…
- Certes ?
- Bin je me disais… cela fait 4 ans que je n’ai pas pris de vacances alors je… jre… rgn… »

0

Diego s’effondra à son tour dans la neige, une autre fléchette-seringue plantée dans le cou au travers de la cagoule de son costume oriental. Souriant une fois de plus, je fis un signe de la main à l’autre ninja que j’avais engagé pour suivre le premier, puisqu’on n’est jamais trop sûr. Et encore une fois, la prudence avait payé. Ignorant les grosses gouttes de sueur perlant sous la tenue du tireur que je pouvais voir d’ici, alors qu’il devait se demander si quelqu’un avait été missionné pour l’endormir lui aussi, je contemplais le corps d’Elizabeth étalé sur le traineau, ronflant paisiblement.

« Ah, Cupidon. Qu’importe s’il y a une force qui décoche les tirs, pourvu que je désigne les cibles.« 

Puis, sifflotant, je repartis profiter des joies simples de l’hiver.

 

Article de Un odieux connard le 11/02/2013 sur http://odieuxconnard.wordpress.com/2013/02/11/cubidon/

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 21:43

Kery James - Lettre à la République

 

A tous ces racistes à la tolérance hypocrite

Qui ont bâti leur nation sur le sang

Maintenant s'érigent en donneurs de leçons

Pilleurs de richesses, tueurs d'africains,

Colonisateurs, tortionnaires d'algériens

Ce passé colonial, c'est le votre

C'est vous qui avez choisi de lier votre histoire à la notre

Maintenant vous devez assumer

L'odeur du sang vous poursuit même si vous vous parfumez

Nous les arabes et les noirs, On n'est pas là par hasard

Tout arrivé à son départ ...



Vous avez souhaité l'immigration

Grace à elle vous vous êtes gavés jusqu'à l'indigestion

Je crois que le France n'a jamais fait la charité

Les immigrés ce n'est que la main d'œuvre bon marché

Gardez pour vous votre illusion républicaine

De la douce France bafouée par l'immigration africaine

Demandez aux tirailleurs sénégalais et aux harkis

Qui a profité de qui ?

La république n'est innocente que dans vos songes

Et vous n'avez les mains blanches que dans vos mensonges

Nous les arabes et les noirs, On n'est pas là par hasard

Tout arrivé à son départ ...



Mais pensiez-vous qu'avec le temps

Les négros muteraient et finiraient par devenir blancs

Mais la nature humaine a balayé vos projets

On ne s'intègre pas dans le rejet

On ne s'intègre pas dans les ghettos français

Parqués, entre immigrés, faut être sensé,

Comment pointer du doigt le repli communautaire

Que vous avez initié depuis les bidonvilles de Nanterre

Pyromanes hypocrites

Votre mémoire est sélective

Vous n'êtes pas venus en paix

Votre histoire est agressive

Ici, on est mieux que là-bas, on le sait,

Parce que décoloniser, pour vous, c'est déstabiliser

Et plus j'observe l'histoire ben moins je me sens redevable

Je sais ce que c'est d'être noir depuis l'époque du cartable

Bien que j'n'sois pas ingrat je n'ai pas envie de vous dire merci

Parce qu'au fond, ce que j'ai, ici, je l'ai conquis,

J'ai grandi à Orly dans les favellas de France

J'ai fleuri dans les maquis

Je suis en guerre depuis mon enfance

Narco trafic, braquages, violence, crimes

Que font mes frères si ce n'est

Des sous comme dans Clearstream

Qui peut leur faire la leçon, vous ?

Abuseurs de biens sociaux, détourneurs de fond

De vrais voyous en costard, bandes d'hypocrites

Est-ce que les français ont les dirigeants qu'ils méritent

Au cœur des débats, des débats sans cœur

Toujours les mêmes qu'on pointe du doigt

Dans votre France des rancœurs

En pleine crise économique il faut un coupable

Et c'est en direction des musulmans que tous vos coups partent

Je n'ai pas peur de l'écrire

La France est islamophobe

D'ailleurs plus personne ne se cache

Dans la France des xénophobes

Vous nous traitez comme des moins que rien

Sur vos chaines publiques

Et vous attendez de nous

Qu'on s'écrie « Vive la République »

Mon respect s'fait violer au pays dit des droits de l'Homme

Difficile de se sentir français

Sans le syndrome de Stockholm

Parce que moi je suis noir, musulman, banlieusard et fier de l'être

Quand tu me vois

Tu mets un visage sur ce que l'autre France déteste

Ce sont les mêmes hypocrites

Qui nous parlent de diversité

Qui expriment leur racisme sous couvert de laïcité

Rêvent d'un français unique

Avec une seule identité

S'acharnent à discriminer

Les mêmes minorités

Face aux mêmes électeurs

Les mêmes peurs sont agitées

On oppose les communautés

Pour cacher la précarité

Que personne ne s'étonne

Si demain ça finit par péter

Comment aimer un pays

Qui refuse de nous respecter

Loin des artistes transparents

J'écris ce texte comme un miroir

Que la France se regarde

Si elle veut s'y voir

Elle verra s'envoler

L'illusion qu'elle se fait d'elle-même

Je ne suis pas en manque d'affection

Comprend que je n'attends plus qu'elle m'aime

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 19:50

Article de Odieux Connard sur : http://odieuxconnard.wordpress.com/2012/08/02/street-bot/

 

Le harcèlement de rue est d’actualité.

 

Suite à diverses aventures, voici que vient sur le tapis de notre fiévreux quotidien un phénomène curieux et pourtant répandu, à savoir les filles et femmes ayant à rencontrer sur leurs chemins des individus qui, à défaut de faire preuve de poésie, n’hésitent pas à audacieusement lancer quelques remarques aux passantes pour leur proposer, entre autres, de venir partager quelques instants de convivialité avec eux dans un style qui n’est pas sans rappeler la légèreté d’un Patrick Sébastien.  En effet, une jeune flamande a réalisé un film traitant de la question, montrant ce à quoi elle avait à faire lorsqu’elle se promenait dans la rue, où quantité de personnages fleurant bon le doctorat en physique nucléaire lui lançaient des propos que l’on pourrait audacieusement qualifier de “peu subtils” (ma maîtrise des euphémismes est sans limite).

Bon remarquez, après, c’est un peu le problème avec les flamands : dans leur langue barbare, même lorsqu’ils vous lancent un salut cordial, le son sortant de leur bouche ressemble à une menace sataniste, mais là n’est pas le sujet.

Non, le sujet est que du coup, un débat s’est créé, et même si Libération se demande encore pourquoi l’assemblée ne s’en est pas encore emparée (voyons voir, on parle bien de l’assemblée qui siffle les ministres en jupe ? Attention, gros travail de journalisme pour trouver la réponse), déjà, quantité de personnes échangent via divers réseaux, dont Twitter (certains appellent ça “un débat” mais là encore, en 140 caractères, c’est conceptuel), pour expliquer qu’il y a quand même des mâles avec de sales attitudes dans les rues, et qu’il serait bon de les calmer à grands coups d’amendes dans la gueule (en cachant par exemple un tout petit policier dans tous les sacs à main, allez savoir ; et encore, parce que vu le sac à main moyen d’une donzelle, le pauvre mourrait étouffé et on ne retrouverait jamais son corps).

La couronne britannique a déjà commencé ses expérimentations génétiques pour créer un Pocket Cop

Alors, Mesdames, Mesdemoiselles, ne jetez pas l’opprobre sur les mâles ; car nous n’avons rien à voir avec tout cela : le mâle est grand, fier et modeste avant tout. Lorsque le mâle se lève, tous les animaux de la forêt le saluent et le respectent, et même le soleil hésite à trop attarder ses rayons sur lui tant sa beauté l’aveugle ; le mâle n’est pas un malotru, et à l’approche d’une femelle, il se montre courtois et lui parle, la rassure, apprend à la connaître. Le mâle écoute en plissant les yeux, comme ça, en faisant “hmmm” et “ho” de temps à autres pour faire croire que vraiment, ça l’intéresse, alors que bon, hein ? Le mâle ne force rien et attend quelque peu que, naturellement, l’opportunité d’aller manger au restaurant se fasse, que des mains se frôlent, que des regards se croisent et que bientôt naisse l’étincelle tant attendue ; il ramènera alors la douce chez lui, lui dira quelques mots doux à l’oreille qui la feront rougir tendrement, puis ils iront tous deux trouver la chambrée pour que, l’espace d’une nuit, tout ne soit plus que caresses et volupté. Finalement, elle lui dira qu’elle l’aime alors que le vent d’été passant par la fenêtre ouverte sur le ciel nocturne rafraîchira leurs corps nus, et il réagira comme il se doit en l’étouffant avec l’oreiller avant de la coincer dans la benne à recyclables en bas du bâtiment parce que, hein, merde, ça va bien 5 minutes les conneries.

Non, Mesdemoiselles, non, Mesdames ! Nous vous en conjurons, ne nous confondez pas avec ces galopins traînant ici ou là et se contentant d’invectiver la passante, car nous n’avons rien à voir pour une simple et bonne raison :

Ce sont des bots.

Je m’explique : lancer des messages grossiers à tous les passants, en masse, et d’une manière qui laisse penser que personne ne serait assez stupide pour y céder, c’est là l’oeuvre non d’hommes mais bien de vulgaires robots : bien plus que du harcèlement, c’est ce qu’il convient d’appeler du “spam de rue” (respect, amitié, spam de rue comme le chantait Akhenaton). Et tout comme pour ces derniers, même si 999 personnes sur 1 000 envoient paître les malandrins, il y a forcément quelqu’un d’assez andouille pour céder, et donc encourager les larrons à poursuivre (et même à se reproduire pour ennuyer la prochaine génération de passantes). Et c’est bien là le vrai problème, car la fautive (et il y en a forcément une) permet d’encourager les bots à reprendre leur dur labeur en se disant que ça finit par marcher, leur truc.

On peut donc légitimement se poser la question : qui est cette personne ? S’enfonce-t-elle des tournevis dans les narines pour être suffisamment stupide pour céder aux sirènes des street bots (à ne pas confondre avec les Back Street Bots, un groupe de musique redondant) ? A t-elle seulement conscience d’être à peu près aussi éveillée qu’un pruneau ?

“Psssst ! Pssssst ! Hey, Mam’zelle ! Z’êtes bien jolie !
- Huhuhuhu uiiiiiiiiiiiiii merci, hihihi !
- Ça te dirait de me filer ton 06, qu’après on aille faire, tif, taf, tu vois ?
- Holala, uiiiiii, mon rêve ! Tiens beau prince, mon numéro est griffoné sur ce bulletin d’abonnement à Closer !
- Ah ? Heu… je… bon bin, ouesh, à plus ma gazelle. Mazette, quelle conne !”

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De là, et avec un peu de chance, la bougresse aura décroché une formidable soirée romantique avec coca-kebab en entrée et clic-clac couvert de pétales de roses en dessert, le tout sur fond de Booba. Shakespeare serait probablement mort de jalousie en lisant le récit de si parfaite soirée. A moins que ça n’inspire le prochain livre de Stephenie Meyer, bien sûr.

Mais que l’on se mette bien d’accord : il n’y a ici nul homme ni mâle dans cette conversation, simplement un être qui n’existe en fait même pas en tant que tel et profite de la faiblesse d’une créature suffisamment stupide pour damner l’ensemble de ses semblables moins idiots pour des générations. Paranoïaques comme vous l’êtes, lecteurs, je sais que vous vous êtes un jour demandés si vous n’étiez pas les seuls êtres conscients, et que finalement, les autres ne faisaient que peupler votre petite histoire. Et bien, ma foi, vous n’aviez pas tout à fait tort : les street bots sont exactement cela, à savoir de simples programmes – en jogging – dans la matrice, ce qui les rend incapables de faire preuve de la moindre initiative en dehors de leur programmation, qui les pousse, elle, à suivre un schéma prédéfini. Même dans leur apparence et attitude.

“Ca va Néo ? Bien ou bien ? Viens là, on va t’poucrave !”

En effet : tout d’abord, il faut savoir que bien que basées sur des modèles d’humains bipèdes, les streets bots sont le plus souvent immobiles, mais généralement dans une position qui prouve qu’ils ne sont même pas foutus de s’adapter à leur environnement. Par exemple, lorsque le street bot est sur un banc, il n’est pas assis sur le banc (pourtant fait pour) mais sur le dossier, tant cela lui donne une stature plus grande et lui permet non seulement de dominer le reste de sa meute mais aussi de voir venir ses victimes potentielles de plus loin. Vestimentairement parlant, il peut y avoir de tout, mais on notera tout de même que généralement, l’absence de goût est visible de loin (la plus belle combinaison étant bien évidemment le jogging-chaussettes remontées-casquette-dans-le-mauvais-sens-parce-que-c’est-programmé-comme-ça qui est un peu au street bot ce que le smoking est à James Bond), même si l’on peut aussi généralement rajouter une certaine capacité à cracher par terre en boucle puisque, puisque nous avons affaire à des robots, il s’agit bien là de leur système de refroidissement à eau.

Amis de l’eau et de l’immobilité bien que relativement bruyant, il est donc souvent facile de confondre le street bot avec un phoque, même si, à la différence de ce dernier, personne ne vient tabasser le premier à coup de pioche – c’est bien dommage – pour lui voler ce qu’il porte – et là on comprend bien pourquoi.

Il en va de même avec leur vocable, qui, comme il se doit, n’est en fait composé que de bribes de phrases que leur programme va chercher dans un vieux fichier Excel pour assembler et spammer la gueuse égarée trop près de leur repaire. C’est assez simple.

D’abord, il y a l’accroche : basée sur les techniques les plus efficaces en milieu hostile, elle est constituée de bruits divers qui, en temps normal, serviraient à appeler Kiki le chien incontinent pour lui dire qu’il va faire sa promenade. Par exemple :

  • Psssst !
  • Ho, ho !
  • *sifflement*
  • Hey, hey !

Cela fait, il convient au bot d’essayer de mieux cibler sa victime en utilisant des termes qui signifient qu’il compte bien s’adresser à une damoiselle et non au tchétchène de 120 kilos qui se promène derrière. Ainsi, il peut ajouter :

  • Mam’zelle !
  • Toi !
  • La pute !
  • Salope !

Alors oui, c’est assez grossier mais il faut croire qu’en réalité, il ne s’agit pas tant de machisme robotisé qu’une forme de Tourette qui laisserait supposer qu’il s’agit là d’un virus se transmettant par l’échange de casquettes. De manière générale, la jeune fille ne se retourne pas, surtout lors de l’utilisation des deux dernières appellations (sauf bien sûr si elles sont équipées d’un UZI)

De là, une petite phrase romantique pour travailler le terrain et les choses sérieuses vont pouvoir commencer :

  • Hé, t’es bonne !
  • Vazy gazelle comment t’es mignonne
  • Ton père, il a volé toutes les étoiles du… heu… Novotel ? Et il les a …heu… mises… dans… ton cul ? C’est ça ?
  • Comment tu m’as allumé !

A noter que la dernière phrase reste symptomatique, puisqu’à en croire les bots, ils sont à peu près tout le temps allumé par tout et tout le monde, ce qui laisse supposer qu’ils sont atteints d’une forme étrange de satyriasis ou de priapisme qui fait qu’ils sont excités en permanence ou presque. Par exemple, si une fille porte une jupe, ça les allume, si une autre sort devant eux à Monoprix, ça les allume, si quelqu’un éternue, ça les allume et si Dora demande où est Babouche, ça les allume (mais là, grave). Ce qui, quelque part, explique le jogging qui est la tenue la plus simple à retirer et changer une fois qu’elle a été souillée par accident (“Désolé les gars, déjà Babouche, mais quand elle a demandé à Chipeur d’arrêter de chiper, je tenais plus“) avant d’apporter le tout, penaud, à maman pour la lessive.

Vazy on voit son nombril, comment elle allume trop !

Enfin, donc, le brigand ayant ainsi accroché sa victime peut donc lui proposer d’accomplir son but ultime : procéder à un acte plutôt sexuel avec tact et délicatesse

  • Bon, on baise ?
  • C’est bon, t’as vu comment tu t’habilles ? J’vais t’donner c’que tu veux !
  • Susmab’
  • T’as déjà vu Taxi ? Tu veux le voir ?

Dans le dernier cas, attention tout de même, on a vraiment affaire à un pervers particulièrement dangereux. Méfiance, donc, Mesdemoiselles.

Du coup, si vous voulez programmer votre propre street-bot-relou, vous n’avez donc qu’à combiner des bouts de phrases parmi les exemples précédents. Ce n’est pas bien compliqué et assez facile à faire : si des bots y arrivent, vous ne devriez pas avoir trop de problèmes. Ou alors, il va falloir commencer à vous poser de sérieuses questions. Attention quand même à ne pas trop vous moquer des bots devant eux, auquel cas ils pourraient devenir potentiellement agressif et se déplacer sur quelques mètres depuis leur point d’embuscade pour tenter quelque chose ; mais que l’on se rassure, ils y retourneront vite car en dehors de leur meute, ils sont très vite perdu : d’où le téléphone avec un truc qui fait “Kresshhh ouéoué” (ils parlent de “musique”) qu’ils ont toujours à la main et qui leur permet de s’identifier auprès des leurs et de retrouver leur meute au son si jamais ils se sont trop éloignés et qu’ils ne veulent pas se retrouver isolés au risque de faire une connerie comme, par exemple, prendre une carte de bibliothèque (découvrir le fait que le monde n’est pas constitué uniquement que de 50 bribes de phrases à recombiner aléatoirement pourrait les tuer).

Alors, faut-il une loi sur le harcèlement de rue, quand, finalement, tout cela n’est jamais qu’une transposition du spam à la vie réelle ? Du coup, ne pourrait-on pas aussi la transposer à d’autres domaines autre que sexuel, pour des cas comme, par exemple, lorsque l’on est abordé 10 fois par jour par des gens qui vous suivent sur 50 mètres pour vous réclamer du pognon pour aider les enfants d’Asie et vous traitent de tous les noms si vous leur expliquez que si, si, les enfants vous adorez ça mais bien cuit avec des fayots ? Est-ce qu’à partir du moment où quelqu’un a quelque chose à vous vendre, on quitte le domaine du harcèlement pour entrer dans celui du commerce ? Dans le cas contraire, cela signifie t-il que si toutes les racailles disaient au lieu de “J’te paie un verre et puis, bon, tu vois ?” un sympathique “Tu m’achètes un verre et puis, bon, tu vois ?” de bon aloi, ils seraient considérés comme d’honnêtes commerciaux et non comme d’affreux pervers ? Le gouvernement va t-il enfin m’autoriser à transporter dans le métro ma canardière à chenapan pour enfin faire déguerpir ces accordéonistes sous acide traînant du côté du métro ?

Autant de questions qui, dans l’immédiat restent sans réponses à mon plus grand désarroi (et à celui de ma canardière), et me laissent supposer qu’il n’y a qu’une seule solution :

Lle t-shirt captcha

Une question imprimée sur votre vêtementà laquelle n’importe qui doit vous répondre avant de vous adresser la parole, du genre “Qui a écrit le deuxième sexe ?” ou “Quelle est la masse atomique de l’hydrogène ?” si vous êtes particulièrement snob et qui envoie du 220 à l’interlocuteur qui ne sait pas, ce qui vous rendrait inaccessible aux bots qui vous proposent par exemple de financer une pétition contre l’esclavagisme des enfants, ou même aux enfants eux-même qui, de toute manière, n’ont jamais rien d’intéressant à dire (c’est vrai, en avez-vous déjà entendu un seul dire “Je veux une taloche dans la gueule” ?  Alors même si tout ce qu’ils font veut plus ou moins dire ça, non, ils ne le disent jamais directement, et n’expriment donc rien d’intéressant, je suis formel), tout cela restera encore flou un bon moment. 

Alors, avant de trancher ces simples questions, et face au fait que les trottoirs sont devenus les plus grandes boîtes à spam du monde, je vous le demande : selon la loi de l’offre et de la demande, Mesdemoiselles, merci de retrouver l’unique d’entre vous sur 1000 qui accepte le genre de plans foireux des anti-Georges Abitbol de nos rues, et de la trainer devant les 999 autres pour qu’elles puissent la tabasser dans la joie et l’allégresse et faire baisser la demande de ce genre de plans.

C’est un problème à régler entre créatures sans âmes.

Pour ma part, je vais déjà me préparer ma cravate captcha pour le jour où enfin, on comprendra qu’à même maux, même remèdes : “Quel est le meilleur acteur du monde ?“ 

Et si on me répond “Robert Pattinson“, ce n’est plus un bot, c’est un blue screen of death.

 

Article de Odieux Connard sur : http://odieuxconnard.wordpress.com/2012/08/02/street-bot/

 

 

 

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 18:47

Alors voilà , On parle de JCVD dans tous le sens , un star, un abruti, un mec qui ne sait pas parler français ...

Tout le monde se souvient de ses paroles malheureuses , des ses metaphores pourries etc...

JCVD, Jean Claude Van Damme, est une vraie blague pour les gens ... simple constat ...

 

Personnallement, j'ai eu la chance de faire 8ans de boxe française, 4ans de musculation et 3ans de judo... je ne suis pas une star, ni un champion, juste un gars qui sait "un peu" de quoi il parle.

 

Alors voici une video, d'un homme simple, d'un homme qui a force de volonté s'est construit une Legende. Alors toi qui me lit, apprend et respecte les gens biens ... Ce n'est pas le plus beau, ce n'est pas le plus intelligent, ce n'est pas le meilleur combattant, c'est juste un mec bien, avec des valeurs, une morale et ça mon gars, ça n'a aucun prix ...

 

Merci Jean-Claude de nous montrer qu'il reste des gens biens ici bas...

 

 


 

 

 

 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 21:00

Voici un article excellent qui me vole les mots de la bouche:

"Je sais que je suis un vieil emmerdeur, mais je suis effondré chaque jour davantage par la baisse générale de l'expression écrite sur internet. Il ne se passe pas une journée sans que, dans mon courrier ou sur les forums où je sévis, je ne sois témoin (et victime, le mot n'est pas trop fort) de consternants barbarismes dont la bassesse constamment et patiemment approfondie ne semble pas vouloir un jour trouver de fond à toucher.
Que ce triste panorama soit le résultat d'une carence de l'Education Nationale, de la licence des mœurs, de la démission des parents, des micro-ondes émises par les portables ou du complot des Atlantes de Mû pour abâtardir la race terrienne avant l'invasion-qui-a-déjà-commencé, peu me chaut. Je souhaiterai seulement rappeler à la horde niaise des jeunes à cheveux courts, piercings et pantacourt baggy (c'est l'uniforme anticonformiste à la mode en ce moment, semble-t-il) qu'un minimum de tenue orthographique, syntaxique et -linguistique dans un discours écrit (ça vaut aussi pour l'oral, mais ce n'est pas le propos de la présente diatribe) n'est pas seulement un luxe de vieux cons et de profs de français décrépites, c'est aussi une marque de respect pour son interlocuteur. Pourquoi? Et bien tout simplement parce qu'un texte bien écrit est plus facile à lire qu'un texte mal écrit! Et si ça ne suffisait pas, un minimum d'efforts (personne ne vous demande d'écrire Grand Siècle non plus) permet d'avoir un discours plus efficace.
Ainsi, examinons avec une certaine répugnance ce "propos" :

"Wah ça m'fé trop déliré ! l'atak des clone ça m'a arache la teté cé grave:)))!"

D'une part il faut relire plusieurs fois cette phrase pour comprendre de quoi il est question (apparemment, du dernier Star Wars), mais en plus, même après plusieurs lectures, on est bien en peine de comprendre si l'émetteur de cette remarque a aimé le film ou s'il l'a détesté. C'est gênant. Autant dire que cette remarque est parfaitement inutile, puisqu'elle ne convaincra personne d'aller au cinema ou de le fuir. A l'inverse :

"L'Attaque des Clones, le dernier film de George Lucas, nous entraîne dans un univers haut en couleurs, au cœur d'un tourbillon d'action trépidante qui ne laisse aucun répit au spectateur ébahi devant une telle démesure".

On comprend tout de suite que l'auteur a aimé le film, et qu'il le recommande à ses lecteurs, en étayant son propos par une description imagée. Lequel de ces deux avis allez-vous suivre? Lequel de ces deux personnages vous semble-t-il un crétin boutonneux, et lequel vous fait l'effet d'un cinéphile cultivé ayant un avis intéressant ?
"Wé, mé moi chuis un rebele, un vré, ranapété l'ortografe é la gramère, faut live faste tant que t'es djeuns :)))", vas-tu me rétorquer, ami jeunecon. Ce en quoi tu n'as pas totalement tort. Toutefois, il faut conserver à l'esprit que la jeunesse n'a qu'un temps. Comment appelles-tu un cinquantenaire dégarni en perfecto de cuir sur une harley? Un vieux beau? Un loser? Un pathétique laissé pour compte de la société manquant singulièrement de lucidité sur lui-même? Non, c'est juste un type comme toi avec quelques années de plus. J'avais un jeune collègue qui, voyant un bug dans un programme, s'exclamait "C'est trop délire!". Non, un bug dans l'informatique bancaire, c'est pas trop délire. C'est surprenant, c'est attristant, c'est une anomalie singulière, mais c'est pas trop délire. Je n'ai jamais trouvé le moyen de lui expliquer sans qu'il le prenne mal qu'un jour où l'autre, à force de s'accrocher à sa vie de lycéen de province, le marché du travail finirait par l'y réexpédier, dans sa province (quant à lui expliquer l'intérêt de la cravate en tant que discriminant social...).
Mais on s'éloigne un peu de notre sujet, revenons-y je vous prie. Adonc (vous n'êtes pas obligé non plus d'imiter mon goût pour les tournures de phrase désuètes), dans le but de contribuer de façon constructive à l'élevation du niveau général, voici quelques règles simples qui vous permettront peut-être d'écrire, sinon comme un philosophe des Lumières, au moins comme un digne citoyen raisonnablement érudit, profitant à juste titre des trésors culturels que met à sa disposition l'époque contemporaine.

[...]
# L'honnête homme réserve l'ékritur pseudo-fonétik aux SMS (d'ailleurs, l'honnête homme n'envoie pas de SMS, vu qu'il n'a pas de portable). S'il bénéficie d'un clavier à 108 touches, il n'a aucune excuse pour ne les point utiliser.

# Un honnête homme ne confond pas point d'exclamation et guirlande de Noël !!!!!!!!!!! Les points d'exclamation ont pour vocation de marquer respectivement; dans une phrase la surprise, en mathématiques la fonction factorielle, et au jeu d'échecs un coup habile. Dans les trois cas, ils vont par un (d'accord, jusqu'à trois dans le jeu d'échec), et ne constituent absolument pas un procédé bon marché pour rehausser l'intérêt du lecteur envers des écrits qui en manqueraient.

# L'argumentaire du genre "j'ai pas le temps d'écrire comme il faut, je bosse moi, mon temps de connection est limité, la salle d'info ferme dans cinq minutes, etc..." distingue assurément le bouseux de mauvaise foi, tentant de dissimuler son inculture sous des prétextes techniques. Un discours clair et précis ne prend pas plus de temps à écrire qu'un verbiage sans queue ni tête, en revanche, vos lecteurs apprécieront, eux, de ne pas passer des heures à déchiffrer vos délires. J'ai souvenir d'avoir un jour rembarré un individu à la syntaxe très approximative, qui m'avait répondu en substance "Oui mais moi j'ai accès à internet que dix minutes par jour parce que je suis au lycée patati patata..." et de nous raconter sa misère. Puis, il a passé deux heures à se lamenter sur le newsgroup de mon attitude intolérante (sans pour autant améliorer son français). A tout prendre, un "Désoler mais j'ai une ortographe de cochont" a au moins le mérite de la franchise.

# Et la MiXeD-KaSe, mon dieu, mais vous vous êtes vus? Arrêtez donc vos conneries de FrEeW4R3h4cKeRz à deux balles et gardez pour vous vos clés PGP, vous faites rire tout le monde!

# Je suis partisan de la peine de mort pour les zozos qui confondent l'infinitif et le participe passé des verbes du premier groupe. Exemple : "Tiens, je suis attacher? Mais... ils vont me décapité! Arrêtez, arrêt... ". Pour les dyxlklexquiques, une règle simple pour écrire "é" ou "er" à bon escient : on remplace le verbe par un autre, du deuxième groupe (en "ir&quot:). Exemple : "J'ai été fusill*, je vais fusill* quelqu'un". On remplace le verbe "fusiller" par un verbe en "ir" qui va bien, comme "aplatir". On voit que dans le premier cas, on a un participe passé (j'ai été aplati), dans l'autre un infinitif (je vais aplatir quelqu'un). C'est simple. Alors faites-le.
Oh, encore une petite chose, toute simple mais à laquelle on pense rarement : avant de dire quelque chose, assurez-vous que vous avez quelque chose d'utile à dire, ou à défaut quelque chose d'amusant. Quoter un message de 50 lignes pour rajouter "Je suie daccors LOL :)" est rarement considéré comme une contribution majeure au progrès humain, et risque à la longue de vous désigner comme un neuneu.

Voilà, j'espère que vous vous sentez plus instruit. En tout cas, moi, je me sens défoulé. Alé, A+&CUsoon LOL :)))!

- A lire sur : http://mapage.noos.fr/aspexpl/dt200206.htm -

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 20:46

Je ne suis pas un grand fan de Bob MARLEY, mais quand je lis ça , je ne peux que m'incliner devant un grand homme...

"Le 3 décembre 1976 à Kingston, peu avant le grand concert en plein air "Smile Jamaica", Bob Marley échappe à une fusillade déclenchée à son domicile par six hommes armés. Il reçoit une balle dans le bras, une dans la poitrine et cinq dans la cuisse tandis qu'une autre touche Rita à la tête mais sans la tuer (elle s'en sort miraculeusement). Don Taylor, leur manager américain, en sort très gravement blessé de six balles. Parmi les agresseurs, des membres des Wailers reconnaissent Jim Brown, un tueur proche du parti de droite pro-américain, le JLP.

Deux jours après l'attentat, courageusement Bob Marley participe comme prévu au concert Smile Jamaica à Kingston. Aux journalistes qui lui demandaient pourquoi il tenait tant à jouer lors de ce concert il répondit : "Les gens qui participent à rendre ce monde plus mauvais ne prennent jamais de jours de congés. C'est pourquoi je ne peux me le permettre". "

extrait de : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nesta_Robert_Marl...

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 20:41

"Dans un monde parfait, pour plaire aux filles, la passion, la sincérité et l’absolu suffiraient. Elles attendraient l’Homme qui saurait les étonner chaque jour, pas l’homme qui va leur offrir des étagères Ikéa. Elles laisseraient la nature faire son office. Malheureusement leur maman frustrée leur souhaite un malheur identique et elles-mêmes ont vu trop de soap-opéras. Alors elles attendent le Prince Charmant, ce concept publicitaire débile qui fabrique des déçues, des futures vieilles filles, des aigries en quête d’absolu, alors que seul un homme imparfait peut les rendre heureuses.”

[...]

"L’amour est une poussée éphémère de dopamine, de noradrénaline, de prolactine, de lulibérine et d’ocytocine. Une petite molécule, la phényléthylamine (PEA), déclenche des sensations d’allégresse, d’exaltation et d’euphorie. Le coup de foudre, ce sont les neurones du système limbique qui sont saturés en PEA. La tendresse, ce sont les endorphines (l’opium du couple).

La société vous trompe : elle vous vend le grand amour alors qu’il est scientifiquement démontré que ces hormones cessent d’agir après trois années.

D’ailleurs les statistiques parlent d’elles-mêmes : une passion dure en moyenne 317,5jours ……. Et à Paris, deux couples sur trois divorcent dans les trois ans qui suivent la cérémonie. Dans les annuaires démographiques des Nations Unies, des spécialistes du recensement posent des questions sur le divorce depuis 1947 aux habitants de soixante-deux pays. La majorité des divorces ont lieu au cours de la quatrième année de mariage (ce qui veut dire que les procédures ont été enclenchées en fin de troisième année…) "

[...]

Frédéric Beigbeder, L’Amour dure trois ans

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 20:39

Introduction de "trop gentil pour être heureux" de Robert Glover

"Cinquante ans de changements sociaux spectaculaires et d'évolutions prodigieuses au sein de la famille traditionnelle ont donné naissance à une espèce d'hommes conditionnés par la recherche de l'approbation des autres.

On appelle ces hommes des chics types.

Les chics types veulent avoir l'air gentil et faire les choses comme il faut. C'est quand ils font plaisir aux autres qu'ils sont le plus heureux. Ils fuient les conflits comme la peste, s'échinent à ne contrarier personne. En général, ils sont calmes et généreux. Ils cherchent plus particulièrement à faire plaisir aux femmes et à se montrer différent des autres hommes. En résumé, ces hommes sont persuadés qu'en étant gentils, altruistes et attentionnés, ils auront droit en retour d'être heureux, aimés et comblés.

Cela vous paraît trop beau pour être vrai ?

Vous avez bien raison.

Au cours des dernières années, j'ai rencontré en tant que psychothérapeute beaucoup de chics types frustrés et aigris, luttant pour vivre le bonheur auquel ils aspirent désespérement et qu'ils sont convaincus de mériter.

Leur frustration vient de ce qu'ils croient à un mythe.


Si je suis gentil, alors je serais aimé, mes besoins seront satisfaits et je mènerais une existence paisible
.

Ce mythe est l'essence même du syndrome dont sont atteints ces hommes. Lorsque, comme c'est fréquemment le cas, cette stratégie échoue à produire les résultats escomptés, ils continuent néanmoins, le plus souvent, de s'acharner dans la même direction. Les sentiments d'impuissance et de dépit que ce schéma ne manque pas d'engendrer expliquent que les chics types soient souvent tout sauf chics."

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